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VI. Le déclenchement de la guerre sainte

La guerre sainte se déclencha par la cause du souverain animiste Yimba Sakho qui, par provocation et se sachant plus puissant en armes et en hommes, dépêcha son griot et homme de confiance Djéli Moussa afin de réclamer en plus du tribut annuel qui était payé par Hajj ‘Omar (qu’Allah l’agrée), les armes, le cheval et sa fille aînée (qu’Allah l’agrée). Bien qu’il ne trouve rien à redire pour le versement du tribut, en revanche il lui était impossible d’offrir la main d’une musulmane à un roi païen et de désarmer ses hommes pour les laisser à la merci de n’importe quel ennemi. Pourtant, le point culminant de cette situation qui déclencha définitivement les hostilités fut que son homme de confiance, impressionné par le saint homme, demanda à se convertir à l’Islam et à vivre avec cette noble communauté. Lorsque la nouvelle parvint au roi il trouva là non seulement le prétexte recherché, mais surtout il ne put tolérer que son propre homme de confiance l’abandonne en vue d’un autre dieu et d’une autre religion que celle qu’il incarnait. Aussi, il envoya une grande armée afin de détruire définitivement Sidi Hajj ‘Omar (qu’Allah l’agrée) et ses disciples. La différence numérique des armées était tellement grande entre les deux adversaires que le souverain animiste était sûr de venir à bout de lui et se voyait déjà comme le futur vainqueur de cette bataille.

Or ce n’est pas seulement un homme et ses disciples qu’il allait combattre, mais c’était un serviteur d’Allah parrainé par la préservation prophétique afin que s’accomplisse la volonté Divine. Cheikh ‘Omar (qu’Allah l’agrée) à cette époque n’avait pas encore reçu l’autorisation Divine pour accomplir le Djihad, il avait reçut l’autorisation particulière du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et de Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) pour appeler et orienter les gens vers Allah. Aussi ordonna-t-il à ses hommes de ne pas attaquer avant que l’armée adverse commence les hostilités et fasse couler en premier le sang des musulmans se conformant en cela à la parole d’Allah : « Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués (de se défendre) - parce que vraiment ils sont lésés; et Allah est certes Capable de les secourir » (Sourate 22 Le pèlerinage, verset 39) et ils se conformèrent à ses ordres. Néanmoins, c’est bel et bien Cheikh ‘Omar (qu’Allah l’agrée) et ses hommes qui remportèrent la bataille, ses adversaires étant frappés de somnolence. C’est ainsi que le roi païen dut prendre la fuite.

Ce fut après cette bataille qu’il reçut par trois fois l’autorisation Divine pour lancer le saint combat et ce fut le déclenchement d’un Djihad qui allait s’étendre sur plusieurs régions et pays, du Sénégambie, en passant par le Niger, la Guinée et atteignant le Mali, de la ville de Tamba à l’Empire Bambara de Macina et jusqu’aux portes de Tombouctou. En tout depuis le début du Djihad jusqu’au décès de Cheikh ‘Omar (qu’Allah l’agrée), c’est quatre-vingt-deux batailles qui s’engagèrent entre l’armée des croyants et leurs opposants. Le but n’étant point le combat en lui-même, celui-ci n’étant que le dernier recours, mais c’était d’appeler à l’unicité d’Allah et de suivre les nobles prescriptions de l’Islam, seule source de salut en ce monde et en l’au-delà. Aussi, avant d’entamer tout combat ils les appelaient à l’Islam et il leur laissait trois jours de réflexion, sauf dans les cas où ils étaient attaqués auquel cas ils n’avaient d’autre issue que de se défendre. Allah dit : « Dis : « Il m'a seulement été commandé d'adorer Allah et de ne rien Lui associer. C'est à Lui que j'appelle [les gens], Et c'est vers Lui que sera mon retour ». (Sourate 13 Le tonnerre, verset 36).

L’objectif de cette vague purificatrice que représentait l’armée musulmane de Cheikh ‘Omar (qu’Allah l’agrée) était les terres animistes, mais au cours des différents combats ils durent être confrontés à l’appui impensable que certains royaumes musulmans accordèrent au règne animiste. Certains de ces empires musulmans de l’époque donnaient la primauté au pouvoir temporel et préféraient s’allier aux animistes pour freiner la déferlante mission de Cheikh ‘Omar (qu’Allah l’agrée) qu’ils considéraient comme une menace pour leur propre autorité. Tel fut le cas avec Ahmed roi de l’Emirat du Macina dont la capitale est Hamdallaye et qui prêta main-forte à ‘Ali Da Monzon roi du royaume Bambara de Ségou. Ces deux rois se sont toujours alliés pour conforter leur domination sur les régions et mettre fin à l’influence de Cheikh ‘Omar (qu’Allah l’agrée). Aussi c’est tout naturellement que lorsque ‘Ali Da Monzon fut défait il alla chercher protection auprès du roi musulman de l’Empire de Macina. Celui-ci prétexta, pour justifier son attitude, que ‘Ali Da Monzon s’était converti à l’Islam et qu’il était de son devoir de le protéger. Bien entendu cela n’était point la vérité et on ne pouvait tromper le regard clairvoyant de Cheikh ‘Omar (qu’Allah l’agrée). Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Prenez garde au regard clairvoyant du croyant, car il voit par la Lumière d’Allah et il parle par l’accord d’Allah » (Rapporté par Ibn Jarir selon Thaouban (qu’Allah les agrée)).

Il a été rapporté que ‘Ali Da Monzon dit au Sultan à son arrivée après sa défaite : « Est-ce que votre dieu est un seul et même Dieu ou bien tu as ton dieu et Cheikh ‘Omar à son dieu ? » Le Sultan lui répondit : « Notre dieu est un seul et même Dieu. » Il lui dit alors : « J’ai combattu de nombreuses armées et aucune n’a réussi à me vaincre à part Cheikh ‘Omar. E'coute ô Ahmadou, si tu avais ton dieu et Cheikh ‘Omar son dieu alors cela voudrait dire que son Dieu est plus fort que le tien, et si vous avez un seul et même Dieu c’est qu’Il le préfère à toi. » Avant d’entamer tout combat, Cheikh ‘Omar (qu’Allah l’agrée) et le Sultan Ahmadou s’échangèrent des courriers tentant de prouver le statut authentique de leurs positions respectives par rapport à l’Islam. Le Sultan fut vite battu par l’érudition extraordinaire du Cheikh (qu’Allah l’agrée) qui était imbibé par le Livre d’Allah et la Sunna prophétique. Le Sultan ainsi pris au dépourvu par son échec verbal, engagea dans le combat des forces impressionnantes, mais malgré leur surnombre ils furent vaincus par l’armée des croyants. Le Sultan s’est enfui et selon certaines sources il décéda sur la route. Quant à Cheikh ‘Omar (qu’Allah l’agrée) il prit le contrôle de Hamdallahi la capitale de l’Empire Peul de Macina et quand il entra dans le palais il découvrit l’idole en or du roi animiste et les gens en furent témoins.

arbi-sayeh
 


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1•

2• Cheikh ‘Omar Foutiyou Tall

3• I. Introduction

4• II. Sa naissance et son enfance

5• III. Son affiliation à la Tariqa

6• IV. Sa rencontre avec Sidi Mohammed El Ghali

7• V. L’après nomination et le retour

8• VI. Le déclenchement de la guerre sainte

9• VII. Le décès de Cheikh 'Omar

10• VIII. Ses enfants, ses écrits, ses compagnons, ses prodiges

11• Ses compagnons

12• Ses Ecrits

13• Ses Prodiges

14• IX. Visions pieuses

15• Extraits de quelques visions

16• Sidi ‘Arbi ibn Sa-ih

17• I. Ses origines

18• II. Sa naissance et son enfance

19• III. Sa quête de la science

20• IV. Ses maîtres en science

21• V. Son adhésion à la Tariqa

22• Voici quelques-uns de ces nobles personnages dont il tira science et bénédiction

23• Il reçut une Ijaza dans la Tariqa de la part de

24• VI. Son établissement dans la ville de Rabat

25• VII. Son épouse et ses enfants

26• VIII. Ses disciples et ses élèves

27• IX. Ses écrits

28• X. Les éloges des savants à son sujet

29• XI. Son degré et ses prodiges

30• XII. Son décès

   
   
   
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       أنجز بحمد الله و حسن عونه العميم، و لا حول و لا قوة إلا بالله العلي العظيم، نسأله سبحانه أن يجعل إجازته القبول . و النظر في وجه الرسول. عليه أتم صلاة و سلام. و على آله و أصحابه الكرام. ما بقي للدوام دوام